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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:00

 

L'apithérapie est encore peu connue du public et peu employée par le corps médical français. Cette pratique ancestrale, rendue opérationnelle dès 1984 par le professeur Descottes au CHU de Limoges, se révèle pourtant fort efficace.


Monsieur X n'est pas content du tout : sa fille et lui-même auraient pu être soignés par l'apithérapie. Or, aucun médecin, à l'époque, ne leur en avait parlé ! 

Atteints tous les deux d'un kiste sacro-coccygien, leurs plaies auraient pu être soignées par un simple pansement au miel, permettant aussi une cicatrisation en quelques jours au lieu de deux mois en ce qui concerne le père.

En effet, cette thérapie accélère la cicatrisation en neutralisant les infections. Sa fille, quant à elle, soignée par antibiothérapie pendant trois semaines, a évité l'opération.

 

Difficile de trouver du miel thérapeutique en France !

L'intervention du père a eu lieu dans un centre de soins extérieur à sa ville à cause de son lourd passé d'infections nosocomiales ! Attentif à toute évolution éventuelle de la maladie, il s'est renseigné autour de lui pour apprendre que, chaque année, quarante mille personnes mouraient de maladies nosocomiales aux Etats-Unis, en particulier à cause du staphylocoque doré multirésistant aux antibiotiques ; et que la pratique de l'apithérapie au Canada était largement répandue dans les hôpitaux. Leur miel proviendrait d'Australie et contiendrait du tea-tree pour ses vertus bactéricides. Commence alors pour lui un long parcours du combattant avec Internet et les pharmacies pour trouver le bon miel en France... Seulement voilà, difficile de se procurer du miel thérapeutique dans notre pays car il est non labellisé comme médicament par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

 

Le CHU de Limoges, pionnier dans ce traitement

Pourtant, l'apithérapie est pratiquée avec succès en France à l'hôpital Dupuytren, depuis 1984, grâce au professeur Bernard Descottes1, malheureusement disparu depuis octobre 2009. Il dirigea le service de chirurgie viscérale et transplantation du CHU de Limoges. Et voici ce dont il témoignait2 : "Un jour, une jeune fille est venue me consulter pour une plaie relevant d'une appendicectomie qui ne cicatrisait pas. Je me suis lancé : j'ai demandé à mes infirmières d'appliquer du miel. Elles m'ont regardé en pensant que le patron pétait les plombs mais, trois jours plus tard, la plaie était refermée. Depuis, j'ai traité plus de trois mille malades avec succès."

Conscient qu'une réelle lacune médiatique existait dans notre pays, le professeur Descottes fut pendant des années président de l'association francophone d'apithérapie3, approuvant l'efficacité des variétés de miel de thym et de miellat. Aujourd'hui, cela fait plus de trente ans que son service, repris par le professeur Denis Valleix, continue de pratiquer des pansements au miel.

 

Depuis 2011, un miel médicinal en vente

Pour en savoir plus sur ce traitement, il est conseillé d'en parler à son médecin traitant : il pourra contacter à l'adresse indiquée ci-après le CHU de Limoges pour obtenir tout renseignement ainsi qu'un protocole de cicatrisation par le miel. Seuls les praticiens de santé et les infirmiers(es) sont habilités à pratiquer ce protocole de soins par le miel. Mais alors, pour le citoyen intéressé par l'usage pratique des petits soins, que faire ? Le laboratoire français Mélipharm commercialise, depuis janvier 2011, un miel médicinal anti-microbien, facilitant la cicatrisation des plaies et des brûlures au premier et au deuxième degré. Ce miel a subi un traitement aux rayons gamma garantissant sa stérilité tout en gardant ses propriétés.

 

Michel Cros

Service de chirugie digestive générale et endocrinienne

Soins intensifs du CHU de Limoges

Avenue Martin-Luther-King, 87000 Limoges

Article extrait de Human & Terre n° 38

 

1 www.youtube.com/watch?v=XUus9Fd_fPE

2 www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2009-04-10/mon-medecin-est-une-abeille/919/0/333712

3 http://apitherapie.blogspot.com


miel

 

PS : Les hôpitaux de Limoges, mais aussi de BordeauxSaint-brieuc, Lomé, et bien d'autres... L'apithérapie, une pratique en développement dans les hôpitaux ? Si vous avez des informations sur ce sujet, je suis preneuse 

 

A lire ou relire : Une solution miracle contre les plaies, ulcères, nécroses ?

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Publié par Sylvie - dans Articles
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Abréviations

HE : huile essentielle
ESS : essence
HV : huile végétale
MH : mâcérat huileux
HA : hydrolat aromatique ou eau florale
EF : élixir floral
EP : extrait de plante
PF : plante fraîche
PS : plante sèche 

Archives

Equivalences

1 ml* d'HE = 25 gouttes = env. 1 cuillère à moka 

5 ml d'HE = 100 à 120 gouttes = env. 1 cuillère à café

15 à 20 ml d'HE = env. 1 cuillère à soupe

 

*Selon l'HE, 1 ml = 20 à 27 gouttes

Dilutions

1 % Application dermocosmétique

3 % Réparation tégumentaire (nasal/articulaire)

5 % Action sur SNC (stress/bien-être)

7 % Massage circulatoire (sanguine et lymphatique)

10 % Massage musculaire, tendineux, articulaire

15 % Sport (préparation à l'effort, réparation)

20 % Application systémique (ou locale)

50 %  à 100 % Action thérapeutique pure

Précautions d'emploi

. Gardez toujours les huiles essentielles hors de portée des enfants.

. Certaines huiles étant photosensibilisantes (angélique, orange, bergamote, citron…), ne pas s'exposer au soleil après application. 

. L'usage d'huiles essentielles est déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes épileptiques, en cas d'allergies respiratoires ou de problèmes de santé graves.

. Sauf avis médical, n'utilisez pas d'huiles essentielles chez les bébés et les enfants de moins de 3 ans.

. Consultez un médecin aromathérapeute pour traitement par voie orale. 

. En cas d'ingestion accidentelle, avalez plusieurs cuillérées d'huile végétale afin de diluer l'huile essentielle et contactez un centre anti-poison.