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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 20:53

"Les médecines naturelles sont un domaine plus surveillé par les autorités que bien des activités criminelles.

La vente de compléments alimentaires naturels (plantes, vitamines, acides gras, acides aminés, minéraux, etc.), par exemple, est réglementée de façon beaucoup plus stricte que la vente de tabac, d’alcool, d’armes, ou encore de films incitant à la violence.

Le cas de la vitamine D

Pour illustrer la rigidité de la situation, nous allons parler d’un produit naturel dont aucun scientifique sérieux ne peut contester les bienfaits : la vitamine D.

La vitamine D est produite dans votre peau sous l’effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d’autant plus répandue que les foies de morue et de flétan et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.

Or, manquer de vitamine D a des effets graves. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme phosphocalcique (indispensable au bon fonctionnement musculaire, intestinal, neurologique et à la minéralisation des os) ; elle est aussi fortement impliquée dans la synthèse de l’insuline par le pancréas. Enfin, elle exerce des fonctions physiologiques de type hormonal sécostéroïde en exerçant de multiples effets sur l’expression des gènes.

En effet, la vitamine D influence plus de 3000 gènes dans le corps dont, par exemple, les gènes qui contrôlent la lutte contre les infections, et qui produisent plus de 200 peptides anti-microbiens.

Et ce n’est pas tout !

Les études scientifiques ont établi un lien incontestable entre le taux de vitamine D et l’état de santé :

Selon une méta-analyse de 18 études en double aveugle randomisées, un taux élevé de vitamine D dans le sang réduit le taux de mortalité toutes causes confondues [1]. Une étude en double-aveugle, ou double insu, est une étude où des personnes suivent un traitement ou un placebo (faux médicament), sans que ni leur médecin, ni elles-mêmes, ne sachent si elles reçoivent le traitement ou le placebo.

Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus éléve [2].

Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu’un taux de vitamine D élevé.

Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l’hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du colon.

Les chercheurs de l’Institut du Coeur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le coeur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes test, sur une durée de dix-sept ans. Il s’est révélé qu’un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d’infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.

Face à tous ces bienfaits (et il y en a d’autres), la vitamine D présente aussi des dangers pour la santé. Mais ces dangers sont limités : il est impossible de souffrir de surdose de vitamine D par sa seule alimentation. Et il faut prendre quotidiennement des doses supérieures à 20 fois les apports journaliers recommandés (AJR), autrement dit avaler une douzaine de pilules ou d’ampoules de vitamine D par jour, pour observer des effets indésirables.

Vous pourriez donc penser qu’une complémentation modérée de vitamine D, dans les populations déficitaires, serait favorisée par les pouvoirs publics ; que le ministère de la Santé informerait le public ; et que les fabricants de ces compléments seraient autorisés à signaler les bienfaits à attendre de cette vitamine, par exemple en diffusant les résultats des études scientifiques citées ci-dessus.

Eh bien pas du tout. La vente de vitamine D à des doses suffisantes pour avoir un effet bénéfique réel est strictement interdite sans ordonnance d’un médecin. Ce qui explique que seule une infime proportion de la population, particulièrement bien informée et motivée, bénéficie des nouvelles découvertes sur la vitamine D.

Non seulement les fabricants de compléments alimentaires ne sont pas encouragés à informer le public de ses bienfaits, mais il leur est même interdit de le faire, et même de vendre des doses de 5 microgrammes de vitamine D (Apport Journalier Recommandé officiel).

De plus, s’ils vendent de la vitamine D en citant sur la notice une seule des études citées plus haut, ou s’ils laissent entendre dans la présentation du produit qu’elle peut avoir un bienfait pour la santé, quel qu’il soit, ils sont passibles des poursuites prévues à l’article L5122 du Code de la Santé Publique."

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

MADA3.jpg

                                                                            

[1] Altern Med Rev 2008 ; 13(1) : 6-20.

[2] Grant W., Schwalfenbert, G.K., Genuis, S.J., Whiting S.J., « An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada », Molecular Nutrition and Food Research, volume 54, Issue 8, p. 1172-1181, août 2010.

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Publié par Sylvie - dans Articles
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Le blog de Sylvie Rabasa

Des petites leçons d'aroma au jour le jour, pour accueillir, apaiser, soulager, s'ouvrir à un champ de conscience qui nous relie à l'autre, donner de la joie, de la beauté, prendre soin, pour vivre ensemble et vivre mieux.

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Abréviations

HE : huile essentielle
ESS : essence
HV : huile végétale
MH : mâcérat huileux
HA : hydrolat aromatique ou eau florale
EF : élixir floral
EP : extrait de plante
PF : plante fraîche
PS : plante sèche 

Archives

Equivalences

1 ml* d'HE = 25 gouttes = env. 1 cuillère à moka 

5 ml d'HE = 100 à 120 gouttes = env. 1 cuillère à café

15 à 20 ml d'HE = env. 1 cuillère à soupe

 

*Selon l'HE, 1 ml = 20 à 27 gouttes

Dilutions

1 % Application dermocosmétique

3 % Réparation tégumentaire (nasal/articulaire)

5 % Action sur SNC (stress/bien-être)

7 % Massage circulatoire (sanguine et lymphatique)

10 % Massage musculaire, tendineux, articulaire

15 % Sport (préparation à l'effort, réparation)

20 % Application systémique (ou locale)

50 %  à 100 % Action thérapeutique pure

Précautions d'emploi

. Gardez toujours les huiles essentielles hors de portée des enfants.

. Certaines huiles étant photosensibilisantes (angélique, orange, bergamote, citron…), ne pas s'exposer au soleil après application. 

. L'usage d'huiles essentielles est déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes épileptiques, en cas d'allergies respiratoires ou de problèmes de santé graves.

. Sauf avis médical, n'utilisez pas d'huiles essentielles chez les bébés et les enfants de moins de 3 ans.

. Consultez un médecin aromathérapeute pour traitement par voie orale. 

. En cas d'ingestion accidentelle, avalez plusieurs cuillérées d'huile végétale afin de diluer l'huile essentielle et contactez un centre anti-poison.