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Intoxication, intoxination : notre corps est en proie à l’encrassement ! Tel une station d’épuration, notre corps réagit physiologiquement face à un « trop plein » de toxines : par la qualité de notre circulation veineuse et lymphatique de retour, par la fièvre, et par chacun de ses émonctoires (le foie, les reins, les intestins, les poumons et la peau), il tente de les éliminer et de réduire ses encombrements.

Lorsque les déchets s’avèrent trop nombreux, et/ou trop difficilement éliminables, l’organisme sature et ne peut plus effectuer complètement son travail d’élimination. L’accumulation des déchets est en grande partie responsable de la cause profonde de nombre de nos pathologies, et le drainage des toxines est un point essentiel à prendre en considération pour conserver un bon état de santé.

Qu’est-ce qu’un drainage ?

C’est un moyen visant à favoriser l’élimination des toxines. On tente, par des cures saisonnières (Phyto-Aromathérapie), ou une thérapeutique manuelle particulière (drainage lymphatique), d’agir sur les organes d’élimination.


1) Le drainage aromatique par stimulation des émonctoires :

L’action d’une thérapeutique d’accompagnement aux HE, visant au drainage des toxines permet de travailler vraiment en profondeur, sur notre « terrain » cellulaire. Voici quelques exemples permettant une approche rapide des principales HE utiles pour un drainage efficace :

S’il s’agit de toxines complètement catabolisables (TCC), on favorisera leur élimination par l’activation aromatique des principaux émonctoires :

HE actives au niveau du Rein :

pour dissoudre les « cristaux » et réduire les lithiases :

- HE genévrier commun (baie)

- HE céleri et livèche

- HE aneth (plante entière fleurie)

- HE ledon du groënland

HE actives au niveau du Foie :

elles sont toutes hépato-protectrices, cholérétiques et cholagogues, c’est-à-dire facilitant la sécrétion de la bile et son écoulement.

- HE romarin à verbénone

- HE menthe poivrée

- HE citron zeste

- HE ledon du Groënland

HE actives au niveau de l’Intestin :

- HE Giroflier (clou)

- HE cannelle de Ceylan

- HE laurier

- HE Carotte

- HE Aneth

HE actives au niveau du Poumon :

pour drainer les « colles » et lutter contre l’inflammation de la muqueuse bronchique :

- HE Pin

- HE Cyprès

- HE Eucalyptus (globulus et surtout radiata)

HE actives au niveau de la Peau :

on procèdera au drainage lymphatique aromatique (2,5% d’HE) combiné à la pratique manuelle, pour la levée des stases.

- HE géranium rosat

- HE bois de rose

- HE citronnelles (verveine des Indes, très vasculaire, palmarosa)

> S’il s’agit de toxines incomplètement catabolisables (TIC) qui engendrent fièvre et inflammation, on pourra utiliser :

- HE verveine citronnée

- HE cajeput

- HE gaulthérie

> S’il s’agit de toxines non catabolisables (TNC) : pratiquer bains et sauna enrichis à 5% d’une synergie d’ HE pendant ¼ d’heure, sortir se reposer ½ heure sans boire puis rentrer une 2ème fois ¼ d’heure, sortir et boire beaucoup.

- HE Coriandre

- HE Oranger bigarade, dit Petit Grain Bigarade


2) Le drainage lymphatique manuel (DLM) :

Pratiqué en kinésithérapie, le DLM est un drainage par massages doux, rythmés à pression progressive le long d’un membre. Il est destiné à stimuler la circulation de la lymphe en favorisant la circulation dite de « retour ».

Le kinésithérapeute, par un massage particulier, le DLM, accélère ou force la lymphe, en la dirigeant vers les ganglions des aines, des aisselles et vers la veine sous-clavière.

Mais si l’on prolonge cette action manuelle aux gestes très techniques par l’adjonction d’huiles essentielles spécifiques, on peut renforcer encore, très significativement, l’efficacité d’une telle thérapeutique.

Ainsi, pour faciliter le nettoyage de l’interstitium,

HE palmarosa ou géraniumdes Indes,

HE géranium odorant,

HE bois de rose,

HE patchouli,

HE cèdre de l’Atlas

(lymphotonique qui gère également la circulation artérielle), sont autant d’HE majeures du drainage gangliolymphatique,

sans oublier bien sûr HE lentisque pistachier, HE « leader » de la décongestion veino-lymphatique,

anti-oedèmateuse, anti-cellulitique, phlébotonique et anti-inflammatoire !


3) Place des huiles essentielles dans la qualité du retour veineux :

Assurant un drainage physiologique par excellence, la circulation veineuse est la voie centripète de retour : sa vocation est de ramener le sang veineux au coeur droit.

Si le mouvement et la pratique du massage manuel , en s’opposant à la stase, sont des facteurs essentiels, l’apport des huiles essentielles représente à ce niveau également une« valeur ajoutée» et une complémentarité certaine visant à améliorer le retour veineux, et notamment :

- Dans l’accompagnement du traitement de l’insuffisance veineuse ( varices, oedème permanent des membres inférieurs),

- En prévention des ulcères de jambe,

- En prévention des thromboses capillaro-veinulaires et des dépôts péricapillaires de fibrine qui font obstacle à l’oxygénation tissulaire.

- Pour diminuer la perméabilité capillaire des réseaux superficiels.

- Pour assurer la continence de l’ostium des saphènes et des veines perforantes.

On fera alors appel à des HE spécifiques de la paroi veineuse, telles :

HE cyprès ( décongestionnantveineux majeur) ,

HE patchouli,

HE myrte rouge (qui active la circulation collatérale),

HE genévrier de virginie (décongestionnant majeur,quelque soit l’organe cible),

HE ciste (active la micro-circulation et augmente l’élasticité des parois veineuses),

HE tanaisie annuelle ( très anti-inflammatoire, phlébotonique, hypotensive),

HE lentisque pistachier (dont nous avons vu plus haut l’importance, très grand et incontournable complémentaire de HE cyprès).

- à des HE de drainage, remèdes holistiques,plus généraux, visant à « débloquer

» la congestion hépato-porte :

HE hépatiques dépuratives du sang

HE romarin à camphre, tonique veineux et tonique musculaire,

HE céleri aux phtalides « nettoyeurs »…

HE hépatique : HE menthe poivrée, HE citron zeste…

HE hépatique musculaire : HElavandin clone abrialis.

 

Michel FAUCON

Pharmacien

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Publié par

Le blog de Sylvie Rabasa

Des petites leçons d'aroma au jour le jour, pour accueillir, apaiser, soulager, s'ouvrir à un champ de conscience qui nous relie à l'autre, donner de la joie, de la beauté, prendre soin, pour vivre ensemble et vivre mieux.

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Abréviations

HE : huile essentielle
ESS : essence
HV : huile végétale
MH : mâcérat huileux
HA : hydrolat aromatique ou eau florale
EF : élixir floral
EP : extrait de plante
PF : plante fraîche
PS : plante sèche 

Archives

Equivalences

1 ml* d'HE = 25 gouttes = env. 1 cuillère à moka 

5 ml d'HE = 100 à 120 gouttes = env. 1 cuillère à café

15 à 20 ml d'HE = env. 1 cuillère à soupe

 

*Selon l'HE, 1 ml = 20 à 27 gouttes

Dilutions

1 % Application dermocosmétique

3 % Réparation tégumentaire (nasal/articulaire)

5 % Action sur SNC (stress/bien-être)

7 % Massage circulatoire (sanguine et lymphatique)

10 % Massage musculaire, tendineux, articulaire

15 % Sport (préparation à l'effort, réparation)

20 % Application systémique (ou locale)

50 %  à 100 % Action thérapeutique pure

Précautions d'emploi

. Gardez toujours les huiles essentielles hors de portée des enfants.

. Certaines huiles étant photosensibilisantes (angélique, orange, bergamote, citron…), ne pas s'exposer au soleil après application. 

. L'usage d'huiles essentielles est déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes épileptiques, en cas d'allergies respiratoires ou de problèmes de santé graves.

. Sauf avis médical, n'utilisez pas d'huiles essentielles chez les bébés et les enfants de moins de 3 ans.

. Consultez un médecin aromathérapeute pour traitement par voie orale. 

. En cas d'ingestion accidentelle, avalez plusieurs cuillérées d'huile végétale afin de diluer l'huile essentielle et contactez un centre anti-poison.