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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 10:34

Je souhaitais partager avec vous ce très beau texte de Christophe Peiffer publié sur le site www.aide-soignant.com qui parle de l'importance du regard dans la relation de soin.

J’ai participé récemment au Salon Santé Autonomie, et ce qui m’a le plus interpellé dans tout ce qui était présenté aux visiteurs, c’est l’absence d’Humain.

La plupart des stands proposaient du numérique, de la technologie, du matériel en tout genre, et même... des robots au « regard empathique ».

Certes, la technologie est très utile lorsqu'elle permet de faciliter le quotidien des soignants, de préserver leur corps, et de libérer du temps qui est rendu avantageusement aux patients. Mais sincèrement, aucun Nono le petit robot, aussi « mignon » soit-il, et quelque soit l'avancée de sa technologie, ne possède la Sensibilité, la Présence d'un être humain.

S’il semble que certains robots peuvent « verbaliser », peut-on dire qu’ils établissent « une relation verbale » ? C’est d’autant plus important avec les personnes âgées, et spécifiquement celles qui sont atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence connexe, pour lesquelles la relation corporelle et sensorielle est primordiale. Ces personnes ont besoin qu'on accroche leur regard, qu'on les touche, qu'on les effleure pour qu'elles puissent entrer en relation avec nous. 

 

À la croisée des mondes

Je pense ne rien vous apprendre en avançant que le métier d’infirmier (pour mémo ma formation et profession initiale) est composé d’une part non négligeable (mais parfois négligée) de relations humaines et de communication. Les notions et regards que je porte sur ces domaines qui me sont chers peuvent facilement être transposés d’un univers professionnel à un autre, que ce soit dans le monde de l’entreprise (que je côtoie actuellement), dans les services de soins (que j’ai côtoyés pendant une dizaine d’années) ou aux domiciles des patients (que je fréquente encore), le dénominateur commun de ces différents mondes est bel et bien l’Humain qui les compose et avec lui toute la richesse et la complexité de ses rapports aux autres, à lui-même et à l’environnement qui l’entoure.

Mais bon, assez blablaté sur cette nouvelle fenêtre qui s’ouvre sur le monde soignant, passons au sujet de cette semaine.

Quoi de mieux pour débuter une nouvelle aventure que de commencer par ce que je considère être la genèse de toute forme de relation, je pense à… un regard. Avant même le sourire (ou alors en même temps), avant même l’accueil inconditionnel (dont il fera quand même partie), avant même de dire bonjour, le regard est ce qui relie un soignant à un patient lors de leur première rencontre.

« Prendre juste conscience de l’impact que peut avoir notre regard porté sur un patient peut éviter bien des déconvenues de toute nature »

 

Un lien invisible… mais tellement palpable

Le regard est ce qui relie deux personnes qui l’échangent. Je vois cela comme une connexion au web, en wifi bien sûr. En effet, pour se connecter à un réseau existant, il faut que ce dernier soit avant tout visible et donc que nous ayons un “regard” sur lui. Une autre métaphore plus “écolo” me vient en écrivant . Ce lien qui se créé dès qu’un regard est échangé, est à la relation ce que la graine est à l’arbre : sa source de vie.

Bien sûr, il faudra arroser cette graine, entretenir la jeune pousse, prendre soin d’elle (car au début elle est fragile), lui fournir de temps en temps de l’engrais afin de renforcer ses racines et sa croissance, bref faire en sorte que l’arbre devienne beau, grand et fort.

Cela peut prendre du temps, mais le résultat sera au rendez-vous. Un arbre solide permet que l’on s’y appuie, que l’on s’y abrite. Certains donnent des fruits pour nous nourrir et nous rafraîchir, d’autres traversent les siècles et ne connaissent pas le temps qui passe, et surtout, tous nous fournissent l’oxygène nécessaire à notre survie.

Après ce petit délire métaphorique que j’affectionne particulièrement, revenons directement au sujet de ce billet, le regard. Imaginez tout ce qui peut passer en termes de messages implicites dans un regard, en fonction de sa nature, de son “style”. Comme nous le savons, le risque de la méthode implicite peut devenir source d’interprétation et de “montage de films intérieurs” de la part de celui qui reçoit le message. Regard franc, regard fuyant, regard agressif, regard bienveillant, regard timide, regard amoureux, regard furtif... Il y en a pléthore.

Tous ces qualificatifs sont bien entendu de l’ordre de l’interprétation. Un regard franc pour quelqu’un sera perçu comme agressif pour un autre. De même, un regard timide pour quelqu’un passera pour un regard fuyant pour un autre qui sera aussitôt targué de manquer de sincérité. Bref, c’est la confusion des genres.

Aussi, prendre juste conscience de l’impact que peut avoir notre regard porté sur un patient peut éviter bien des déconvenues de toute nature.

 

Le silence

Avant de clore ce billet, je souhaiterais partager avec vous ce qui me semble être la raison d’être d’un regard : le silence qui peut l’accompagner. Je ne vais pas revenir sur cette idée, mais plutôt vous montrer en quoi le silence et le regard sont liés. Vous avez peut-être entendu de la part de deux personnes très proches « relationnellement » parlant (un couple, une fratrie, de très bon(ne)s ami(e)s, des collègues de travail de longue date, etc.) un constat du genre: “Nous n’avons plus besoin de nous parler, un regard et ça suffit“.

Ce type de résultat me fait penser que la boucle est bouclée. La relation entre ces deux personnes s’est tellement bien développée que leur communication et leur compréhension l’un de l’autre passent uniquement par leur regard, nourrit lui-même par… le silence.

En tant que soignant, si la communication verbale est nécessaire d’un point de vue technique et logistique, je pense que ce qui se joue dans la relation soignant / soigné passe avant tout par la présence du soignant à l’instant où il est avec son patient. Et quoi de mieux qu’un regard porté avec bienveillance, accompagné d’un silence accueillant pour être dans le soin?

 

Christophe PEIFFER Infirmier libéral Consultant en relations humaines & communication chris.peiffer@ressourcia.com

 

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Le blog de Sylvie Rabasa

Des petites leçons d'aroma au jour le jour, pour accueillir, apaiser, soulager, s'ouvrir à un champ de conscience qui nous relie à l'autre, donner de la joie, de la beauté, prendre soin, pour vivre ensemble et vivre mieux.

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Equivalences

1 ml* d'HE = 25 gouttes = env. 1 cuillère à moka 

5 ml d'HE = 100 à 120 gouttes = env. 1 cuillère à café

15 à 20 ml d'HE = env. 1 cuillère à soupe

 

*Selon l'HE, 1 ml = 20 à 27 gouttes

Dilutions

1 % Application dermocosmétique

3 % Réparation tégumentaire (nasal/articulaire)

5 % Action sur SNC (stress/bien-être)

7 % Massage circulatoire (sanguine et lymphatique)

10 % Massage musculaire, tendineux, articulaire

15 % Sport (préparation à l'effort, réparation)

20 % Application systémique (ou locale)

50 %  à 100 % Action thérapeutique pure

Précautions d'emploi

. Gardez toujours les huiles essentielles hors de portée des enfants.

. Pour éviter toute réaction dermique, toute intolérance ou allergie cutanée aux huiles essentielles, procédez toujours à un test dans le creux du coude avant d'appliquer un mélange aux huiles essentielles.

. Certaines huiles étant photosensibilisantes (angélique, orange, bergamote, citron…), ne pas s'exposer au soleil après application

. L'usage d'huiles essentielles est déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes épileptiques, en cas d'allergies respiratoires ou de problèmes de santé graves.

. Sauf avis médical, n'utilisez pas d'huiles essentielles chez les bébés et les enfants de moins de 3 ans.

. Consultez un médecin aromathérapeute pour traitement par voie orale

. En cas d'ingestion accidentelle, avalez plusieurs cuillérées d'huile végétale afin de diluer l'huile essentielle et contactez un centre anti-poison.